12 MAG 2002 CONVEGNO SANDIANO

 


 

 Il convegno internazionale su George Sand
organizzato dal C.R.I.E.R. nel maggio 2002

 

CENTRO DI RICERCHE SULL'ITALIA NELL'EUROPA ROMANTICA

presenta gli atti del convegno sandiano del maggio 2002

 

 

COLLOQUES

Compte rendu du colloque

" Présence de l'Italie dans l'oeuvre de George Sand "

(Verone-Venise, 9-12 mai 2002)

LE CENTRE de recherches sur l'Italie dans l'Europe romantique (CR1ER: Centro di Ricerche sull'Italia nell'Europa Romantica) de l'Université de Verone, en collaboration avec le Groupe de recherches sandiennes, a organisé son V° Colloque international sur le thème Présence de l'Italie dans I 'oeuvre de George Sand. Il a eu lieu les 9 et 11 mai 2002 dans la somptueuse salle Barbieri du Palazzo Giuliari a Verone, le 10 à la villa Arvedi à Grezzana et le 12 mai à l'Ateneo Veneto à Venise. Le colloque a rassemblé d'éminents spécialistes sandiens d'Europe (Allemagne, France, Italie), des USA et du Canada.

La séance d'ouverture " L'Italie, entre réel et imaginaire " est présidée par Mme Annarosa Poli, Presidente du CRIER, en présence de MM. Elio Mosele (Recteur de l'Université de Verone) et Franco Piva (Président de la Faculté de langue et de littérature étrangères).
Simone Vierne (Université de Grenoble) presente l'Italie imaginaire de George Sand dans L 'Histoire du rêveur. Elle relève, entre autres, les motifs sandiens du voyage, de la musique et du rêve, en germe dans ce premier récit d'avant Les Lettres d'un voyageur.
Lucienne Frappier-Mazur (Université de Philadelphia) analyse la retraite et le ressourcement dans Lucrezia Floriani, Le Château des Désertes, Elle et Lui. L'Italie y est vue surtout comme un espace de l'enfermement. José-Luis Diaz prèside la séance de l'après-midi, " Portraits et caractères italiens ", durant laquelle interviennent: David Powell (Hofstra University) avec le stéréotype de l'Italien dans Le Secretaire intime,
Brigitte Diaz (Université de Caen), auteur d'un bel exposé sur le mythe du personnage de l'italienne chez Sand. Elle retient en particulier que le mythe de l'artiste si fécond dans les premières oeuvres s'annihile peu a peu. En outre, l'Italienne assume souvent le róle de médiatrice imaginaire entre l'écrit et la société qui marginalise la femme artiste.
Annabelle Rea (Occidental College Los Angeles) s'interesse au personnage de l'adolescente dans les récits italiens, notamment Mattea.
Enfin Isabelle Naginski (Tufts University) aborde l'Italie " invisible " dans la première Lélia où la géographie sandienne est d'ordre métaphysique. George Sand passera a la découverte de l'Italie réelle avec la Lélia de 1839 qui n'en reste pas moins floue afin de préserver l'ideologie du roman.

Le 10 mai, la séance du matin autour de " La poétique des lieux " est présidée par Beatrice Didier.
Barbara Bianco Wojciechowska (Université de Lecce) évoque la Sicile imaginaire du Piccinino.
Damien Zanone (Université Stendhal-Grenoble) traite de la " La robinsonnade " qui serait un moyen d'écriture romanesque pour Sand dans La Daniella. Selon lui, il est difficile de délimiter la frontière entre le récit de voyage et le roman dans ce texte.
Nicole Mozet (Université Paris VII-Denis Diderot) propose une approche de L'Uscoque, roman " très étrange, et a la limite du fantastique ", dévoilant une Venise qui serait une sorte " d'interface entre l'Orient et l'Occident ", où se profilerait la métaphore politique de la victoire de Venise sur les Turcs.
Quant à Françoise van Rossum-Guyon (Université d'Amsterdam), elle introduit dans l'espace fictionnel de Consuelo et de La Comtesse de Rudoldstadt en analysant " la configuration sémiotique de cet espace et ses valeurs ".

Nicole Mozet prèside la séance sur " Le théâtre et la musique italienne ".
Roberto Cuppone (Université de Venise) se consacre a l'elude de l'epopèe des comédiens italiens dans le théàtre de Nohant considéré comme un véritable laboratoire théàtral. Et c'est a la Venise musicale des Lettres d'un voyageur que
Beatrice Didier (Ecole Normale Supérieure, Paris) nous convie. La journée s'achève sur l'exposé de
Joseph-Marc Bailbé (Université de Rouen), qui étudie le rapport de la musique italienne et du marivaudage dans Teverino, autre roman peu connu.

Le 11 mai, la séance du matin est présidée par Max Milner autour de " La nature et sa représentation ".
Anne Mc Call Saint-Saens (Tulane University) développe la thématique de l'eau dans les romans italiens de George Sand des premières Lettres d'un voyageur a La Daniella. Dans les lieux qu'elle qualifie d'" hydro-géologiques ", le sujet de l'écriture se trouve entre le roc et l'eau.
Gislinde Seybert (Université d'Hannovre) se penche sur l'esthétisation de la nature italienne dans l'ceuvre de George Sand, par le regard du peintre notamment, qui entraine la fusion de la nature et de l'art.
Christine Piante (Université de Lyon II) explore l'espace vénitien de Leone Leoni considéré comme un roman lié a l'ensemble romanesque de George Sand. " C'est le lieu par excellence de la séduction et de la confusion, en opposition a la richesse et a l'ordre bourgeois ".
Enfin, Nicole Savy (Musée d'Orsay) aborde " la question de l'original et de la reproduction ou George Sand et la hiérarchie des arts " dans Les Maitres mosaìstes.
L'après-midi, consacrée a " L'ideologie, langue et traduction ", est présidée par Franco Piva.
Gian-Paolo Romagnani (Université de Verone) presente une analyse de Mazzini.
Michèle Hecquet (Université de Lille III) envisage les " Horizons italiens dans Jacques et Simon ", mettant en lumière trois thématiques liées a l'Italie: la fraternité réelle ou imaginaire des protagonistes, la montagne (et ses habitants) et le républicanisme héroique.
Christine Callet (Université de Verone) traite de la traduction littéraire de Francois le Champi en Italie, et
Eric Bordas (Université de Paris III) de la présence de la langue italienne chez George Sand. L'etude biographique le conduit à analyser les " traces de l'énonciation italienne " dans ses textes autobiographiques et dans ses fictions: elles sont plus restreintes que chez Stendhal.

Le 12 mai, la séance " Lumières et ombres de l'àme vénitienne " présidée par Francoise van Rossum-Guyon débute avec
Max Milner (Université de Paris III) qui évoque " Le présent et le passé de Venise dans les récits de George Sand et de Balzac (1837-1839) : La Dernière Aldini, L'Orco et L'Uscoque, Massimila Doni, Facino Cane ". Il s'interroge sur les affinités et les différences dans l' " imaginaire vénitien " de ces écrivains.
Simone Bernard-Griffiths (Université de Clermont-Ferrand) rapprésente Venise comme un haut lieu de l'imaginaire sandien dans quelques romans et nouvelles des années 1830.
Enfin, José-Louis Diaz (Université de Paris Vll-Denis-Diderót) nous entretient de facon émouvante de la Venise épistolaire des Lettres d'un voyageur, intervention qui laisse quelque peu réveur le public attentif dans l'espace déjà féerique qu'est l'Ateneo Veneto.

Il revint a Annarosa Poli de clóturer un colloque dont la réussite fut a la mesure de la ferveur et de l'enthousiasme de celle qui demeure notre doyenne. Les débats enrichissants de ce colloque ouvriront, nous l'espérons, d'autres perspectives de recherche.

Une plaque commémorant le sejour de George Sand devant la maison qu'elle avait habitée en 1834 à Venise (Calle Minelli, San Fantin) devait être apposée lors d'une cérémonie clôturant la rencontre, mais la plaque ayant été malencontreusement brisée, la commémoration fut renvoyée au 28 novembre 2002

Fatiha ASSILA

Doctorante de lettres

à Lille III (George Sand)

 

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